Une préoccupation au cœur des projets des Jardins du Clocher

La protection de l’environnement

Agriculture de proximité

Les Jardins du Clocher est un OBNL qui agit activement dans la lutte aux changements climatiques, aux émissions de gaz à effet de serre et à la réduction du gaspillage alimentaire par la mise en place d’une agriculture de proximité favorisant l’autonomie alimentaire du Kamouraska et du Bas‑Saint‑Laurent.

Les citoyens deviennent de plus en plus sensibles à l'importance de l'achat local, stimulés également par la présence d'entreprises agroalimentaires de qualité. Le marché local de légumes est loin d'être satisfait: les producteurs bios n'arrivent pas à fournir la demande l'été, et l'hiver, les citoyens consomment des légumes importés à grand prix. Il existe une demande explicite pour une offre variée, diversifiée et fraîche de légumes locaux de la part de citoyens, des institutions et des commerces locaux.

Ainsi, les agriculteurs locaux, qui ont un effet positif sur l'écologie et l'économie locale, peinent à survivre dans un système de distribution alimentaire globalisé.

Le panier alimentaire en région éloignée devient de plus en plus dispendieux : la distribution alimentaire y est plus chère à cause de la faible densité de population et les coûts des kilomètres additionnels sont reportés sur les consommateurs.

Le projet se propose de réduire les kilomètres alimentaires associés au transport de légumes frais, et spécifiquement les légumes à feuilles. Le transport étant le secteur le plus grand émetteur de GES au Québec, est pertinent dans les cibles du Québec face aux changements climatiques.

Autonomie alimentaire

Le concept d’autonomie alimentaire fait référence à la capacité de subvenir aux besoins alimentaires d’une population locale, de maintenir la diversité de l’offre et de permettre un accès facile aux produits pour tous. En plus de profiter à l’ensemble de la population, une stratégie d’autonomie alimentaire peut également avoir des retombées positives par la création d’emplois et de richesses, ainsi que la revitalisation des territoires. Elle engendre aussi une meilleure résilience face aux crises et une plus grande stabilité économique et politique. Par ailleurs, il est important de ne pas confondre cette notion avec celle de sécurité alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. (source Institut du Nouveau Monde)

L’accessibilité aux produits pour tous les citoyens est importante pour nous. Nous voulons démocratiser l’accès à des produits frais, sains, locaux et abordables pour l’ensemble de la population régionale.

Réduction des gaz à effet de serre (GES)

L’agriculture québécoise est responsable de l’émission de 6,45Mt eq CO2 soit 7,9% des émissions de gaz à effet de serre (GES) émis au Québec. Parmi celles-ci, 2,86 MtCO2éq sont émises par la gestion des sols agricoles (soit 44%), ce secteur ayant connu une augmentation de ses émissions de 9% depuis 1990.

Du côté du secteur du transport, les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont encore plus importantes : le secteur (routier, aérien intérieur, maritime intérieur et ferroviaire) émet 35,7 MtCO2 éq., soit 43,5% des émissions des GES au Québec. Le transport routier représente, à lui seul, 77,8% des émissions de ce secteur, soit 33,7% des émissions totales des GES.

Force est de constater qu’une grande majorité de nos fruits et légumes proviennent de l’extérieur de la province :  selon l’Association canadienne de la distribution des fruits et légumes, 51% de nos fruits proviennent des États-Unis, 10% du Chili et 7% du Mexique. Pour ce qui est des légumes, 72% proviendraient des États-Unis tandis que les légumes du Mexique représenteraient autour de 15%.

Le consommateur en région en sort perdant : sa portion de légumes contribue significativement à l'émission de GES et à la détérioration de l'environnement, tandis que le secteur horticole québécois peine à se démarquer face à des importations massives de légumes moins salubres des grandes exploitations étrangères.

La technologie utilisée permet de réduire l'énergie, le transport, les fertilisants et les pertes alimentaires associées à la production et à la distribution des légumes. À titre d’exemple, un kilogramme de laitue provenant de la Californie (environ 14 kg CO2éq d'émissions/kg produit), un kilogramme de laitue produite à Saint-Pacôme ne produira que 0,26% de ces émissions (environ 0,03 kg CO2éq/kg).

Réduction des pertes alimentaires

Selon la Banque Mondiale, même avant la pandémie, un quart des aliments produits chaque année étaient perdus ou gaspillés.

La création d’une cuisine de transformation / communautaire fait partie intégrante du projet. Les producteurs locaux pourront la louer pour y effectuer des opérations de transformation. Cela aura pour effet de favoriser la réduction des pertes alimentaires et leur revalorisation.